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LA
CULTURE DE LA CHÂTAIGNE
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Les
canaux d'irrigation Construits pour la plupart au XIXème siècle, ces canaux servaient à irriguer les terres arides de la vallée de La Borne, où la sécheresse sévit durement en été. En utilisant l'eau des rivières pour l'arrosage des terres, le rendement des cultures, fruits, légumes, et surtout la châtaigneraie, en fut fortement amélioré. |
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Regroupés
en associations, les propriétaires firent exécuter ces
canaux sur des tracés parfois surprenants. |
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Au
début de ce siècle on en comptait plus d'une trentaine dans
la vallée,
aux noms les plus divers : canal de Saint-Loup,
canal des Sapets, canal de la Viale, etc
Si la plupart de ces canaux
ont été abandonnés, suite au départ des propriétaires
exploitants, certains ont été remis en état en béton,
par EDF après 1960, lors de la construction d'un aménagement
hydraulique pour la production d'électricité. Mis en eau du
début avril au début octobre, ils servent à arroser
les châtaigneraies des quelques agriculteurs qui s'accrochent encore
à ces coteaux abrupts et qui ont relancé la production du
" marron de la Borne ". |
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La
clède
" La clède ", ou séchoir à châtaignes, était une bâtisse très rudimentaire. Construite en pierre sèche pour les murs et lauze pour le toit, on la rencontrait généralement dans la châtaigneraie ou près des habitations. Le ramassage des châtaignes donnait lieu à un tri et les fruits de qualité inférieure étaient conduits au séchoir pour être séchés et blanchis. |
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Les
châtaignes étaient répandues sur un plancher à
claire-voie au-dessous duquel un feu était entretenu et surveillé
nuit et jour pendant un mois. Ce foyer alimenté par du bois de châtaignier,
était recouvert de pelures de châtaignes sèches de l'année
précédente, pour en étouffer les flammes. En se consumant
lentement, la chaleur dégagée déshydratait les fruits. Le fruit pouvait être consommé frais mais surtout sec, deux à trois fois par jour. Prétexte aux veillées hivernales, les " afachadas " ou châtaignes grillées dans la poêle trouée, détenaient une véritable fonction sociale. |
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Encore chaudes les châtaignes étaient décortiquées à l'aide d'une masse au manche recourbé, garnies de pointes en bois et de gros clous. Cette opération appelée " pisage " était dans un temps plus reculé, effectuée à l'aide de " soles ", grosses chaussures cloutées. Elles étaient ensuite passées dans un ventilateur mécanique ou " ventaïre " pour séparer les fruits de l'écorce. Ainsi traitées les châtaignes appelées " bajanes ", se conservaient toute l'année et servaient pour l'alimentation des hommes et des animaux. |
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Le
châtaignier, l'arbre à pain Le châtaignier, véritable " arbre à pain ", apprécié pour son fruit, l'était aussi pour son bois. Imputrescible, peu attaqué par les parasites, il était omniprésent dans l'habitat : charpentes, planchers, escaliers, menuiseries, meubles |
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On l'utilisait également pour la fabrication
de nombreux outils agricoles et les éclisses (rejets ou branches
fines) alimentaient la vannerie locale. Le châtaignier fournissait
aussi le bois de chauffage et les troncs de châtaignier creusés
devenaient des ruches. |
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Enfin
les feuilles servaient de fourrages pour ovins et caprins mais certains
les utilisaient pour remplacer la laine des matelas. Le châtaignier
était donc l'arbre à tout faire de nos vallées.
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La
transformation de la châtaigne La transformation des châtaignes a permis de relancer la production dans la vallée du Chassezac avec la création de la SARL Fariborne. Depuis 1999, des producteurs se sont regroupés pour sécher les châtaignes et les transformer en farine, brises et châtaignons. La vente se fait en gros ou au détail. La visite de l'atelier est possible. |
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AGRICULTURE
ET ELEVAGE
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Sur
les versants des gorges, on trouve des châtaigneraies établies
sur des petits jardins en terrasses, appelés " accols ",
soutenus par des murs en pierre sèche, construits par des hommes
du pays. Au fur et à mesure que la population diminuait, les terres les plus éloignées et surtout les moins mécanisables ont été abandonnées. Auparavant on élevait dans chaque maison moutons, vaches, chèvres, porcs et des volailles; sans oublier l'animal de trait, le plus souvent une mule, parfois un cheval ou un âne. Un berger communal gardait le troupeau et était nourri à tour de rôle par chaque propriétaire, suivant le nombre de bêtes ou " journées " qu'il avait dans le troupeau. |
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Des
foires se tenaient un peu partout dans les villages comme à la Garde
Guérin, le jour de la Saint-Michel le 29 septembre, et ce depuis
le XIVème siècle. Les gens vivaient en autarcie. Ils avaient leur potager, la viande consommée était celle des animaux qu'ils nourrissaient : porcs et volailles. La pomme de terre, aliment principal avec la châtaigne, était cultivée en champ. Le pain était cuit au four " banal " ou four du village. Chaque famille avait son tour. C'était un pain à base de céréales locales (froment et seigle), récoltées et apportées au moulin. |
L'élevage
représente, aujourd'hui encore, une des ressources principales de
certains villages. L'économie repose surtout sur le mouton et le
seigle. C'est pratiquement la seule culture à l'heure actuelle, et
elle est destinée à l'alimentation animale. Economie fragile
que quelques éleveurs maintiennent avec détermination pour
le bien et la vie de la région tout au long de l'année. |
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"
A Terre d'exception, Agneau d'exception " |
" sous la mère ".Ils reçoivent en complément
une nourriture à base de fourrages ou de céréales. Identifiés individuellement dès leur naissance, les agneaux sont triés rigoureusement. C'est munis d'un certificat d'origine individuel, attestant de leur qualité, qu'ils sont ensuite acheminés en l'état frais jusqu'au consommateur. L'agneau de Lozère ELOVEL a obtenu une Certification de Conformité Produit ainsi que l'Identification Géographique Protégée (I.G.P.). |
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